Les rafles de l’été 1942 en zone libre

Un crime de l’État français

Réalisateur : Antoine Casubolo Ferro - Durée : 52' - Date : 2008

Ce documentaire - premier de la collection sur la Shoah - relate ce crime de l’Etat français qui a livré aux Allemands les 10 000 juifs (hommes, femmes, enfants) qui se croyaient en sécurité au-delà de la ligne de démarcation et qui sont, de fait, les seuls Juifs (de toute l’Europe et de toute la guerre) qui ont été arrêté sur un territoire… où il n’y avait pas d’allemands. En 1945, seuls 273 personnes sont revenus des camps. Complètement inédit et ignoré du grand public, ce sujet permet d’éclairer d’un jour tout à fait nouveau le rôle de la France et des Français dans la déportation des Juifs. Oui, comme l’a reconnu pour la première fois en 1995, le Président de la République, Jacques Chirac, la France a commis l’irréparable à l’égard des Juifs en les livrant massivement aux Allemands. Mais les Français, ceux de la rue et des campagnes, qui portent par milliers le titre décerné par l’Etat d’Israël de Juste parmi les Nations, dans leur immense majorité, soutenus voire guidés par les plus hautes autorités de l’Eglise catholique, ont refusé de se vautrer dans l’antisémitisme d’Etat et dans le crime de la Shoah. Sans leur refus de laisser faire, de laisser passer l’ignominie et sans l’énergique protestation du haut clergé catholique, nul doute que les victimes des Nazis auraient été autrement plus nombreuses. Voilà ce que ce documentaire veut apporter de neuf à la connaissance de cette période et sur la déportation des Juifs de France.

À propos de la collection sur la Shoah :

La Collection sur la Shoah est née du désir du Groupe AB de réaliser deux documentaires sur le sujet avec une question centrale : à l’heure où s’éteignent les derniers survivants des camps de la mort, il y a –t-il un point de cette histoire tragique, soixante ans plus tard et malgré tous les travaux historiques et audiovisuels qui lui ont été consacrés,  qui resterait inconnu ?
Pour répondre à cette question, Ugoprod s’est attaché les services de Serge Klarsfeld qui est ainsi devenu le conseiller historique de cette collection.

LA PRESSE EN PARLE

 

Le Monde – 11 septembre 2009 – Chronique de Franck Nouchi
Extrait de l’article « Redonner des couleurs à l’histoire »

« … et acceptons l’idée que la colorisation n’est sans doute pour rien dans l’audience importante réalisée par ce documentaire à l’efficacité tout américaine. Pour autant, est-ce ainsi que l’on retrouve le temps perdu ? Aucune comparaison possible avec des films tels que Shoah ou, sur un mode plus mineur, « Un crime de l’Etat français », l’excellent documentaire consacré aux rafles d’août 1942 en zone libre diffusé le 1er septembre par France 2. »

 

Télérama.fr – 25 août 2009

http://television.telerama.fr/television/les-rafles-d-aout-1942-en-zone-libre-un-crime-de-l-etat-francais,46325.php

 

L’Indépendant - 13 septembre 2009
Commémoration de la famille Drommelschlager. Extrait de  « La lettre à Lucia ».

« Le film d’Antoine Casubolo Ferro, « Les rafles de l’été 1942 en zone libre, un crime de l’Etat français », projeté en fin de cérémonie, montrait comment plus de 100 000 juifs étaient arrêtés dans le sud de la France à l’initiative de l’Etat français. Un document exceptionnel qui permet aux enfants de savoir pour que les crimes de ce genre ne se reproduisent plus. »

 

TéléObs – 1er septembre 2009 André Burgulière
Documentaire : « Les rafles d’août 1942 en zone libre », d’Antoine Casubolo Ferro.
Sélection pour la rubrique TELEVISION « Temps Forts » article 1 page. Extrait de « Des rafles très françaises ».

« Ils s’étaient réfugiés en zone libre et se croyaient en sécurité. En août 1942, 10 000 juifs ont été raflés dans le sud de la France, territoire non occupé par les Allemands »

« L’État français a mis plus d’un demi siècle à reconnaître officiellement sa responsabilité dans les rafles du Vél’d’Hiv de juillet 1942… Les rapports des RGH notent pour la première fois une forte chute de popularité du maréchal Pétain après ces rafles qui sont restées dans la mémoire collective comme le signe le plus odieux de l’implication des autorités de Vichy dans les persécutions antisémites des nazis. En comparaison, les rafles des  26 et 28 août 1942 dans la zone occupée, qui fait l’objet d’un très beau film diffusé sur France 3, ont beaucoup moins marqué la mémoire des français. Elles ont pourtant été ordonnées et entièrement exécutées par les autorités françaises, qui ont arrêtées 10 000 juifs apatrides pour les livrer à l’occupant… »

Mentions légales Conception : Agence Com'Par, +33 (0)1 42 50 47 64 - Crédits